
Réduire l’écart de confiance : le point de vue des directeurs financiers sur le rôle de l’IA dans la transformation de la finance

Perspectives alimentées par l'IA face à la sécurité et à la confiance : le directeur financier doit-il choisir ?

Dire que nous vivons une période difficile est un euphémisme. Des tarifs douaniers aux tensions géopolitiques, en passant par une surveillance accrue et des pressions budgétaires, diriger une entreprise - ou assumer la responsabilité de sa réussite financière - relève d'un véritable défi.
Pourtant, nous assistons également à d'incroyables avancées technologiques, alimentées par l'enthousiasme légitime que suscite la promesse de l'IA générative. Face à l'incertitude ambiante, qui ne saisirait pas l'opportunité d'intégrer de nouvelles technologies pour fournir des données plus rapidement et rationaliser les processus chronophages ?
Si l'IA a transformé des secteurs allant de la santé au commerce en ligne, le changement est beaucoup plus mesuré dans le domaine de la finance et de la trésorerie.
Les directeurs financiers sont prudents, et à juste titre. Garantir le respect de la loi et de la réglementation, protéger les données sensibles et protéger les intérêts des parties prenantes implique une gestion constante des risques. Aussi désireux que soient les dirigeants d'adopter l'innovation, nous ne pouvons pas nous permettre de précipiter l'automatisation au nom de l'efficacité - certainement pas sans garantir la conformité, la sécurité et la transparence.
Dans cette étude, vous trouverez des perspectives globales sur la façon dont les responsables financiers font face aux nombreuses opportunités et aux défis liés à l'adoption de l'IA. Ce que je trouve le plus remarquable, c'est le fossé évident - que nous avons nommé « l'écart de confiance » - entre la promesse d'une transformation financière induite par l'IA et la crainte des risques de sécurité ayant un impact sur la santé financière d'une organisation.
Malgré ce que certains disent, adopter l'IA pour automatiser et optimiser les processus manuels de trésorerie ne signifie pas nécessairement envoyer des données hautement sensibles à un tiers. Et cela ne signifie certainement pas remplacer les humains.
Chez Kyriba, nous rejetons cette fausse dichotomie et pensons que les professionnels de la finance et de la trésorerie méritent la référence en matière de confiance, de transparence et de contrôle. Pour nous, cela signifie développer un LLM intégré, déployé sur site et s'appuyant sur plus de 20 ans de données mondiales de liquidités, tout en garantissant une sécurité élevée grâce à l'absence d'intégrations tierces. L'intégration de notre solution pilotée par l'IA, directement dans notre plateforme, garantit que les données de nos clients respectent des normes rigoureuses en matière de sécurité, de conformité, de souveraineté et de transparence, permettant aux responsables financiers de prendre des décisions plus rapides et plus éclairées - tout en plaçant le jugement humain au cœur du processus.
En lisant ce rapport d'enquête auprès des directeurs financiers, je vous invite à réfléchir au niveau de confiance que vous attendez de vos collègues, de vos clients et de vos partenaires technologiques. Alors que les enjeux sont plus importants que jamais, n'est-il pas temps d'exiger plus des outils sur lesquels vous vous appuyez pour gérer des défis financiers complexes et stimuler une croissance stratégie ?
En ce qui me concerne, j'invite les clients à exiger de mon organisation et de nos solutions basées sur l'IA qu'elles respectent des normes plus strictes. Faisons pression pour obtenir, ce qui est tout à fait raisonnable, en fin de compte : la sécurité, la transparence et la confiance.
Sommaire : Trouver un équilibre entre innovation et confiance dans l'adoption de l'IA
L'intelligence artificielle est en train de remodeler la façon dont les directeurs financiers et les décideurs financiers de haut niveau abordent la stratégie, les opérations et la croissance. Toutefois, un défi important subsiste : l'écart de confiance entre la promesse encore non éprouvée de l'IA et la méfiance liée aux risques en matière de sécurité et de confidentialité. Les responsables financiers, ne pouvant se permettre des erreurs de calcul dues à l'IA, hésitent, pour nombre d'entre eux et à juste titre, à adopter l'IA sans avoir l'assurance de garanties solides pour protéger la santé financière de leur organisation. Cette approche prudente est compréhensible compte tenu de la pression unique exercée sur les équipes financières, dont les décisions affectent directement les flux de trésorerie, la conformité et la réputation de l'entreprise, ce qui rend la marge d'erreur extrêmement faible.
Menée au Royaume-Uni, en France, au Japon et aux États-Unis, notre enquête auprès des directeurs financiers a recueilli les points de vue de 1 000 directeurs financiers et décideurs financiers, offrant ainsi une vision globale de l'évolution du rôle de l'IA dans le leadership financier. Si les promesses de l'IA sont indéniables, un profond écart de confiance demeure : 76 % des responsables financiers expriment des préoccupations quant aux risques en matière de sécurité et de confidentialité qui pourraient compromettre la santé financière de leur organisation. Cette prudence pourrait ralentir l'adoption, soulignant la nécessité pour les responsables financiers de trouver un juste équilibre en matière d'innovation, de gouvernance et de transparence.
Cet écart de confiance, bien que considérable, existe parallèlement aux opportunités indéniables qu'offre l'IA pour améliorer l'efficacité, la précision et la prise de décision stratégique. De l'automatisation des processus de routine à l'obtention d'informations essentielles dans l'analyse des investissements, de nombreux directeurs financiers (53 %) sont enthousiasmés par l'impact transformationnel de l'IA. Les résultats mettent en lumière un moment critique dans la finance : 96 % des directeurs financiers accordent la priorité à l'intégration de l'IA tout en faisant face à des défis liés à la confiance. Pour prospérer dans cet environnement en pleine évolution, les dirigeants doivent relever ces défis de front, en mettant en œuvre des mesures de protection solides et en assurant la transparence de leurs solutions basées sur l'IA.
Pour réduire l'écart de confiance, le rôle de l'IA de confiance est essentiel. Fondée sur la transparence, la sécurité et la responsabilité, elle offre aux responsables financiers les garanties dont ils ont besoin pour adopter en toute confiance des stratégies basées sur l'IA. En répondant à ces préoccupations majeures, l'IA de confiance permet de prendre des décisions plus éclairées et plus rapides et garantit également la résilience financière dans un paysage imprévisible.
Ce rapport d'enquête auprès des directeurs financiers révèle les complexités de l'adoption et de l'utilisation de l'IA dans la finance. Il examine l'importance stratégique de son intégration et offre des informations clés sur la façon dont les responsables financiers abordent cette transformation. L'IA étant au cœur du changement, les décisions prises aujourd'hui façonneront l'avenir du leadership financier, ouvrant la voie à l'agilité, à la résilience et au succès à long terme.
Trois tendances clés qui influencent le sentiment des directeurs financiers
Les directeurs financiers soulignent les problèmes de sécurité liés à l'adoption et à l'utilisation de l'IA : les directeurs financiers font preuve de prudence quant à leur confiance dans les solutions basées sur l'IA. Plus des trois quarts d'entre eux considèrent la sécurité et la confidentialité comme une préoccupation majeure, ce qui indique un écart important entre l'enthousiasme que suscitent ces outils et la confiance qu'ils inspirent en matière de sécurité. Près d'un tiers (32 %) des directeurs financiers considèrent également les questions de sécurité et d'éthique comme des obstacles importants à l'adoption de ces solutions. En ce qui concerne l'utilisation de l'IA, la sécurité et la divulgation d'informations sont la principale préoccupation (41 %), suivie de la précision (37 %) et du respect de la réglementation (37 %).
L'IA fait évoluer le leadership financier : malgré l'écart de confiance, l'IA s'impose rapidement comme un moteur essentiel de la transformation du leadership financier : 96 % des directeurs financiers et des hauts dirigeants accordent la priorité à l'intégration de l'IA dans les opérations commerciales et 63 % la considèrent comme une priorité élevée. Actuellement, 86 % ont mis en œuvre l'IA dans la plupart ou une partie des processus de prise de décision financière, soulignant son rôle intégral dans la transformation du leadership financier. Reflétant ces opinions, 53 % des directeurs financiers et des décideurs financiers de haut niveau considèrent l'IA comme le principal levier de transformation de leur fonction au cours des cinq prochaines années. La plupart des directeurs financiers considèrent également que les compétences en matière d'IA et de technologie sont essentielles pour les futurs directeurs financiers et trésoriers (59 %). Cette évolution redéfinit le leadership financier, en valorisant la maîtrise de l'IA, tout en créant des avantages concurrentiels pour les premiers adoptants et en remodelant les normes du secteur.
Les directeurs financiers prévoient d'adopter l'IA pour des initiatives stratégiques : les directeurs financiers sont enthousiastes à l'idée de gagner du temps pour les initiatives stratégiques (53 %), d'améliorer la précision (50 %) et de faciliter le respect de la réglementation (48 %). En ce qui concerne la manière dont ils prévoient d'utiliser l'IA, la majorité des directeurs financiers mettent l'accent sur les initiatives stratégiques, en particulier l'analyse des investissements (39 %), la planification stratégique (38 %), l'amélioration de la prise de décision (37 %) et la gestion des risques (37 %). Très peu d'entre eux (8 %) ont l'intention d'utiliser l'IA uniquement pour l'automatisation. Les directeurs financiers ont également l'intention d'utiliser l'IA pour atténuer les facteurs externes tels que la volatilité des marchés, les tarifs douaniers et l'instabilité politique. En privilégiant l'utilisation de l'IA pour des tâches stratégiques, les directeurs financiers ne la considèrent plus comme un simple outil d'efficacité opérationnelle, mais comme un levier essentiel de prise de décision de haut niveau, reflétant une vision qui dépasse la simple automatisation.
Remarque : Pour de nombreuses questions de l'enquête, les personnes interrogées ont été invitées à choisir plusieurs réponses.
Remarque : En raison des arrondis, la somme des pourcentages n'est pas toujours égale à 100 %.
Les directeurs financiers soulignent les problèmes de sécurité liés à l'adoption et à l'utilisation de l'IA
Les directeurs financiers expriment leurs inquiétudes quant à la sécurité et à la précision de l'IA
Les directeurs financiers et les décideurs financiers de haut niveau font état de préoccupations majeures quant à l'adoption et à l'utilisation de l'IA dans le domaine de la finance, soulignant une méfiance manifeste liée à la sécurité, à la confidentialité et aux défis éthiques. Interrogés sur l'adoption des technologies d'IA dans les opérations financières, près d'un tiers (32 %) identifient les questions de sécurité et d'éthique comme des obstacles majeurs. Lorsqu'ils envisagent d'utiliser l'IA, 41 % des directeurs financiers citent la sécurité et la fuite potentielle d'informations confidentielles comme la principale préoccupation, reflétant les craintes liées à la mauvaise manipulation de données financières sensibles. Avec des préoccupations supplémentaires concernant la précision (37 %) et la conformité régionale (37 %), il est clair que la confiance dans les systèmes d'IA est un obstacle majeur à l'adoption.
Les nuances régionales soulignent en outre la diversité des défis liés à l'adoption de l'IA. Au Royaume-Uni, la principale problématique est de garantir la précision des données (47 %), tandis qu'au Japon, c'est la perception des employés qui est au centre des préoccupations (33 %).
Coup de projecteur sur un directeur financier

« L'IA est en train de redéfinir la mission des directeurs financiers en nous permettant d'automatiser les tâches manuelles répétitives, afin que nos équipes puissent se concentrer sur l'augmentation du chiffre d'affaires, le renforcement des contrôles et la gestion proactive des risques. Plutôt que de remplacer le jugement, l'IA le renforce en nous donnant des informations plus précises en temps plus opportun. En tant que gardiens de la confiance, les directeurs financiers doivent s'appuyer sur la maîtrise de l'IA, défendre une gouvernance solide et veiller à ce que la technologie soit au service de nos collaborateurs et de nos actionnaires, et non l'inverse.
Avec les bonnes bases, je ne pense pas que l'IA creuse l'écart de confiance, mais contribue au contraire à le réduire. »
Les directeurs financiers déclarent que la sécurité et la confidentialité font partie des principales préoccupations externes
Cet écart de confiance est encore accentué par les préoccupations générales relatives à la sécurité et à la confidentialité. Lorsqu'ils identifient les impacts externes, les directeurs financiers et les décideurs financiers considèrent la sécurité et la confidentialité comme un problème majeur (76 %), au même titre que l'inflation (78 %) et les taux d'intérêt (75 %). Ces appréhensions illustrent la méfiance des directeurs financiers envers les risques propres à l'IA, tout en mettant en lumière leur perception de la sécurité comme un problème plus large ayant un impact sur leur organisation.
Les implications de cette méfiance sont importantes - et compréhensibles lorsqu'une erreur de calcul de l'IA, même minime, peut entraîner des pertes financières importantes, une mauvaise gestion de la liquidité ou un non-respect de la réglementation. Si elles ne répondent pas à ces préoccupations en matière de sécurité et de confidentialité, les organisations risquent d'avoir du mal à exploiter pleinement le potentiel de l'IA. Pour réduire l'écart de confiance, il est essentiel d'instaurer un climat de confiance grâce à des mesures de sécurité solides. En renforçant les protocoles de sécurité, les directeurs financiers peuvent adopter l'IA en toute confiance pour stimuler l'innovation, améliorer la prise de décision et maîtriser avec finesse les complexités de la finance moderne. En l'absence de telles mesures, l'écart de confiance continuera à freiner l'adoption de l'IA.
Les enjeux liés à la sécurité et à la confidentialité occupent la première place parmi les préoccupations, et ce dans toutes les régions :
France : 82 %
États-Unis : 78 %
R.-U. : 77 %
Japon : 68 %
Le point de vue de Kyriba : confiance et transparence dans la finance pilotée par l'IA

Quelles sont les causes de l'écart de confiance dans l'adoption de l'IA pour les responsables financiers ?
L'écart de confiance dans l'adoption de l'IA chez les responsables financiers est principalement dû à la nature opaque de nombreux systèmes d'IA, souvent perçus comme des « boîtes noires ». Ce manque de transparence complique la compréhension des processus décisionnels, en particulier dans des domaines sensibles tels que la détection de la fraude et l'évaluation du crédit. Par ailleurs, les préoccupations en matière de sécurité et de confidentialité renforcent la défiance envers l'IA. Pour réduire cet écart, il est essentiel d'intégrer l'innovation de confiance à la perturbation, en veillant à ce que les systèmes d'IA soient à la fois innovants et fiables.En outre, les professionnels de la finance doivent être en mesure d'expliquer comment l'IA parvient à ses réponses, de la même manière qu'ils peuvent élucider les étapes d'un calcul Excel. Cette capacité à démystifier les processus d'IA contribuera à renforcer la confiance dans les systèmes d'IA, ce qui permettra aux responsables financiers de s'y fier avec la même assurance qu'aux méthodes traditionnelles.
Quelles stratégies les organisations peuvent-elles utiliser pour résoudre l'écart de confiance dans l'IA ?
Pour résoudre efficacement l'écart de confiance, les organisations doivent se concentrer sur plusieurs stratégies clés : utiliser l'IA explicable (XAI) pour améliorer la transparence, renforcer la gouvernance des données par le chiffrement et l'anonymisation, mener des audits réguliers pour garantir l'équité et la précision, intégrer des garanties de confidentialité dans le développement de l'IA et aligner les pratiques d'IA sur les réglementations internationales telles que le Règlement général sur la protection des données (RGPD). Par ailleurs, une communication claire et une formation continue des parties prenantes sont essentielles pour instaurer et maintenir la confiance.Outre ces stratégies, il est essentiel de développer de nouvelles compétences axées sur l'IA. Parmi celles-ci figurent l'ingénierie des prompts, qui consiste à élaborer des requêtes efficaces pour obtenir des réponses précises de l'IA ; la capacité à débattre de l'IA, qui consiste à interroger les résultats de l'IA pour valider la manière dont l'IA est parvenue à ses conclusions ; la narration des données, qui permet de communiquer efficacement les enseignements tirés de l'analyse de l'IA ; et la capacité à comprendre et à contextualiser l'IA explicable (XAI). Ces compétences permettront aux professionnels de la finance de travailler en toute confiance avec les technologies d'IA, tout en réduisant l'écart de confiance grâce à des décisions transparentes et compréhensibles prises par ces systèmes.
Comment l'IA peut-elle améliorer la prise de décision des responsables financiers malgré l'écart de confiance ?
L'IA peut considérablement améliorer la prise de décision des responsables financiers en traitant des ensembles de données massives en temps réel et en fournissant des informations exploitables qui sont hors de portée de l'analyse humaine seule. En combinant l'expertise humaine et les capacités analytiques de l'IA, les organisations peuvent prendre des décisions plus éclairées. Les analyses de marché pilotées par l'IA permettent d'identifier les tendances et les risques, tandis que les capacités de détection des anomalies améliorent la gestion de la fraude et des risques.
L'IA fait évoluer le leadership financier
Les directeurs financiers accordent leur priorité à l'intégration et à l'utilisation de l'IA
Malgré l'écart de confiance, les directeurs financiers et les décideurs financiers font état d'un engagement fort en faveur de l'adoption de l'IA. Pour 96 % des directeurs financiers, l'intégration et l'utilisation de l'IA dans les opérations commerciales sont une priorité, 63 % d'entre eux la qualifiant de « majeure ». Actuellement, près de 42 % ont intégré l'IA dans la plupart des processus de prise de décision financière, et 44 % l'utilisent dans certains processus. Pour ce qui est de l'avenir, 88 % se sentent prêts à adopter des technologies et des outils d'IA dans la trésorerie et la finance, tandis que 71 % prévoient d'intégrer l'IA dans les opérations de trésorerie et de finance au cours des deux prochaines années. Cette adoption généralisée devrait accélérer l'innovation, améliorer la précision et redéfinir les processus financiers. Pour ceux qui explorent encore le potentiel de l'IA, l'élan au sein du secteur offre une opportunité de s'aligner sur les bonnes pratiques émergentes et de positionner leurs organisations pour prospérer dans un environnement en évolution rapide.
Les responsables financiers du monde entier placent l'IA au cœur de leurs priorités. Parmi eux, les directeurs financiers du Royaume-Uni (99 %), des États-Unis (98 %), de la France (95 %) et du Japon (92 %) reconnaissant son importance. Cependant, l'intégration de l'IA est plus avancée au Royaume-Uni (50 %) et aux États-Unis (56 %), où les directeurs financiers l'ont incorporée dans la plupart des processus financiers, par rapport au Japon (25 %) et à la France (36 %).
Coup de projecteur sur une directrice financière

« Chaque percée technologique constitue un puissant moteur d'opportunités ainsi qu'une source de nouveaux risques potentiels. Cette dualité est particulièrement vraie pour l'IA, qui change nos vies si rapidement. En tant que directeurs financiers d'organisations innovantes, nous devons définir les règles permettant de tirer parti de l'IA sans nous exposer à des menaces. Cette approche implique d'identifier les choses à faire et à ne pas faire, de choisir des partenaires fiables pour soutenir l'adoption de l'IA et d'encourager la culture de l'exploration de ce que l'IA peut déjà nous apporter en termes d'efficacité et de croissance.
Par-dessus tout, nous devons veiller à ce qu'une base sûre et transparente soit solidement mise en place. »
Les directeurs financiers considèrent l'IA comme un facteur clé de l'évolution de leur fonction
Les directeurs financiers et les décideurs financiers considèrent l'IA comme le principal facteur de transformation de leur fonction au cours des cinq prochaines années. Un peu plus de la moitié (53 %) des directeurs financiers prévoient que l'IA modifiera considérablement leur fonction, plus que l'évolution du personnel (44 %), la succession des dirigeants (41 %), et - sans surprise, compte tenu de leur responsabilité dans la supervision de l'atténuation des risques - la fréquence et l'impact des incidents de sécurité (38 %). Reflétant ces tendances, la maîtrise de l'IA devient une compétence essentielle pour les directeurs financiers, faisant évoluer leur fonction afin qu'ils utilisent l'IA comme un levier stratégique de la transformation. Près de 60 % des directeurs financiers considèrent également que les compétences en matière d'IA et de technologie sont essentielles pour les futurs directeurs financiers et trésoriers. L'attention croissante portée à l'IA est un appel à l'action pour les directeurs financiers, qui doivent consacrer du temps et des ressources à la compréhension de son potentiel afin de remodeler leurs organisations et favoriser la réussite à long terme.
L'évolution de la fonction des directeurs financiers est motivée par des priorités différentes selon les régions. Au Japon, les incidents de sécurité (39 %) sont le principal facteur, dépassant de peu l'IA (38 %), ce qui reflète l'accent mis sur l'atténuation des risques. En revanche, l'IA est le facteur prédominant aux États-Unis (72 %) et au Royaume-Uni (67 %), ce qui témoigne d'un accent plus prospectif sur l'utilisation de la technologie pour façonner la prise de décision stratégique et le leadership financier. Ces différences révèlent l'importance variable accordée par les régions à la gestion immédiate des risques par rapport à la transformation technologique.
Le point de vue de Kyriba : Confiance, transformation et connexion entre le CFO et l'IA

- De votre point de vue de directeur financier, quel est l'obstacle le plus important à la construction de la confiance dans les solutions financières basées sur l'IA, et inversement, qu'est-ce qui, selon vous, convaincra les directeurs financiers d'intégrer des informations basées sur l'IA ?
Le plus grand obstacle est de s'assurer que ces systèmes sont transparents et vérifiables. Les directeurs financiers doivent comprendre clairement comment les algorithmes traitent les données, les résultats qu'ils produisent et si ces résultats peuvent résister à un examen minutieux. Sans cette clarté, le scepticisme des équipes financières et des parties prenantes persistera. L'adoption sera motivée par la preuve de la fiabilité et de la valeur de l'IA. L'exécution de programmes pilotes, la démonstration de rendements mesurables et le respect des normes réglementaires sont des étapes clés. Le potentiel de l'IA est immense, mais il est essentiel de l'aligner avec la gestion des risques et l'intégrité financière. - Quelles mesures les organisations peuvent-elles prendre pour s'assurer que leurs stratégies financières évoluent pour s'aligner sur les innovations pilotées par l'IA ?
Cela commence par les personnes. Le perfectionnement des équipes est essentiel pour valoriser l'IA. La collaboration entre la finance et l'IT est cruciale pour une intégration parfaite avec les systèmes existants. Commencer modestement, en se concentrant sur des cas d'utilisation tels que l'analyse prédictive des flux de trésorerie ou la surveillance de la conformité, minimise les risques et met en évidence le potentiel de l'IA. En démontrant d'abord les avantages de l'IA, il est plus facile de l'étendre à l'ensemble de l'organisation. - Comment l'intégration de solutions financières pilotées par l'IA peut-elle transformer la capacité d'une organisation à identifier les tendances, à gérer les risques et à identifier des opportunités souvent invisibles avec les méthodes traditionnelles ?
L'IA traite de grandes quantités de données en temps réel, ce qui lui permet d'identifier les risques émergents ou les opportunités bien plus tôt que les méthodes traditionnelles. La modélisation prédictive permet aux organisations d'agir de manière proactive plutôt que réactive, en donnant la priorité aux informations afin de relever les défis à l'avance. La capacité à identifier les tendances et à agir en conséquence de manière dynamique permet aux entreprises de prendre des décisions plus éclairées et plus stratégiques. - De quelle manière l'exploitation de l'IA peut-elle renforcer l'avantage concurrentiel d'une entreprise et stimuler l'innovation au sein des fonctions financières, en particulier en ce qui concerne l'élaboration des priorités stratégiques ?
L'IA renforce la compétitivité en automatisant les tâches de routine, ce qui permet aux équipes financières de se concentrer sur la stratégie et l'innovation. La modélisation de scénarios par l'IA permet de tester les flux de trésorerie, la liquidité et la gestion des risques, préparant ainsi les organisations à diverses éventualités. En outre, l'IA offre des solutions financières personnalisées qui améliorent les interactions avec les clients et favorisent l'efficacité. Cela contribue à établir des relations plus solides avec les clients et à consolider les avantages concurrentiels. - Comment voyez-vous l'adoption de l'IA remodeler les responsabilités traditionnelles d'un directeur financier ?
Traditionnellement axés sur la conformité et le reporting, les directeurs financiers deviennent aujourd'hui des conseillers stratégiques. L'IA réduit les tâches transactionnelles, ce qui nous permet d'interpréter les données prédictives et d'orienter les stratégies à long terme. La fonction évolue, passant du traitement de données à la connexion des données avec des objectifs organisationnels plus larges.
Les directeurs financiers prévoient d'adopter l'IA pour des initiatives stratégiques
Les directeurs financiers identifient les principales opportunités d'intégration de l'IA
Alors que leurs organisations font évoluer les stratégies de travail pour adopter les capacités d'IA, les directeurs financiers s'attendent à gagner du temps, de la précision et de l'agilité. Pour la trésorerie et au-delà, l'IA devrait accroître la productivité (56 %), libérer les collaborateurs des tâches manuelles (52 %) et modifier les compétences et l'expérience que les organisations recherchent lorsqu'elles procèdent à de nouvelles embauches (50 %). Très peu de directeurs financiers (2 %) n'anticipent aucun impact de l'IA, ce qui signifie que la majorité d'entre eux considèrent que les capacités de l'IA transformeront l'efficacité, la productivité et la préparation à l'avenir de l'organisation.
Les directeurs financiers du Royaume-Uni (95 %) et des États-Unis (94 %) se sentent préparés à l'IA, alors qu'ils le sont moins en France (83 %) et au Japon (81 %). Dans l'ensemble, les directeurs financiers du Royaume-Uni et des États-Unis font également état de délais d'adoption plus courts (dans les 12 prochains mois), tandis que les directeurs financiers du Japon et de la France adoptent une approche plus progressive (jusqu'à deux ans), ce qui reflète des différences en termes de préparation et de confiance.
Les directeurs financiers anticipent les avantages potentiels de l'IA
Si les directeurs financiers se méfient des lacunes de l'IA en matière de sécurité et de confidentialité, ils sont en même temps enthousiasmés par ses avantages. Les trois principaux avantages potentiels cités par les directeurs financiers sont le gain de temps pour se concentrer sur des tâches ou des initiatives plus stratégiques (53 %), une plus grande précision (50 %) et une gestion plus facile du respect de la réglementation (48 %). Les directeurs financiers reconnaissent les points forts de certains aspects de l'IA, 46 % d'entre eux exprimant leur confiance dans les mesures de sécurité et de conformité des solutions d'IA actuelles. Même si la majorité (54 %) reste prudente, l'enthousiasme suscité par les avantages potentiels de l'IA témoigne d'une anticipation croissante de l'utilisation de l'IA pour améliorer et innover dans les opérations financières, ce qui indique qu'à mesure que l'écart de confiance se réduit, ceux qui tardent à l'adopter risquent de prendre du retard.
Alors que la plupart des régions identifient les initiatives stratégiques comme le principal avantage, l'impact potentiel de l'IA sur le chiffre d'affaires (40 %) suscite le plus d'intérêt chez les directeurs financiers en France.
Les directeurs financiers prévoient d'exploiter l'IA à des fins stratégiques
En reconnaissant les avantages potentiels des capacités de l'IA, il n'est pas surprenant de voir que la plupart des directeurs financiers prévoient d'exploiter l'IA bien au-delà de ses fonctions d'automatisation. Lorsqu'on leur demande comment leur organisation prévoit d'utiliser l'IA pour les opérations de trésorerie tout au long de l'année 2025 et jusqu'en 2026, les directeurs financiers citent l'analyse des investissements (39 %), la planification stratégique (38 %), l'amélioration de la prise de décision (37 %) et la gestion des risques (37 %) comme leurs principaux domaines pour gagner en agilité et en avantage concurrentiel.
Les directeurs financiers souhaitent également utiliser l'IA pour atténuer l'impact des facteurs externes (48 %), tels que la volatilité des marchés et des devises, les tarifs douaniers et l'instabilité politique, sur la santé financière et les perspectives de leur organisation. Bien que les préoccupations en matière de sécurité et de confidentialité demeurent, les directeurs financiers reconnaissent de plus en plus la valeur de l'exploitation de l'IA pour stimuler la croissance stratégique, améliorer la prise de décision et naviguer dans des paysages réglementaires complexes avec une confiance croissante, ce qui indique que l'IA devient indispensable pour maintenir la résilience et la compétitivité.
L'exploitation de l'IA est la première tactique, toutes régions confondues, pour faire face aux facteurs externes ayant un impact sur la santé financière.
Les directeurs financiers équilibrent vision, stratégie et prudence
Notre enquête auprès des directeurs financiers révèle un moment charnière pour ces derniers, alors qu'ils naviguent entre la promesse d'informations basées sur l'IA et la crainte des risques liés à la sécurité et à la confidentialité. Bien que les solutions basées sur l'IA appellent à une adoption prudente, l'excitation suscitée par les avantages de l'IA est indéniable. À l'échelle mondiale, les directeurs financiers considèrent l'IA comme un facteur clé d'efficacité, d'amélioration de la prise de décision et d'avantages stratégiques dans les fonctions financières et de trésorerie.
L'IA redéfinit le leadership financier, de l'automatisation des opérations de routine à l'amélioration de l'analyse des investissements et de la gestion des risques. Avec 96 % des directeurs financiers qui donnent la priorité à l'intégration de l'IA et 86 % qui l'utilisent déjà dans la prise de décision, il existe un fort élan en faveur de l'adoption de l'IA comme catalyseur de l'innovation et de l'avantage concurrentiel. Le gain de temps, l'amélioration de la précision, la planification stratégique et la capacité d'adaptation pour atténuer les défis externes soulignent le rôle de l'IA dans le renforcement de la résilience financière et aident les entreprises à prospérer dans un monde imprévisible.
Cela dit, les erreurs induites par l'IA représentent un risque que les responsables financiers ne peuvent pas se permettre de prendre. Le moindre faux pas peut entraîner d'importants revers financiers, des problèmes de liquidité ou des infractions à la réglementation. Les questions de sécurité et de confidentialité restent au premier plan, 76 % des directeurs financiers étant préoccupés par les implications potentielles des solutions basées sur l'IA sur la santé financière de leur organisation. Pour maximiser les capacités de l'IA, il est essentiel de susciter la confiance grâce à la transparence, à la responsabilité et à des systèmes fiables. Pour répondre à ces préoccupations, les directeurs financiers réclament des solutions d'IA fiables basées sur des données financières de haute qualité et en temps réel afin d'atténuer les risques et de préserver la santé financière de leur organisation.
Cette enquête montre que les directeurs financiers, bien que prudents, sont optimistes et tournés vers l'avenir en ce qui concerne l'intégration de l'IA dans les opérations de trésorerie et de finance. En alignant l'innovation technologique sur la vision stratégique, ils façonnent une nouvelle ère de leadership financier axée sur l'agilité, la précision et la performance de la liquidité. Instaurer la confiance dans les systèmes d'IA sera la clé pour libérer tout leur potentiel.
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À propos de l'enquête auprès des directeurs financiers
Cette enquête auprès des directeurs financiers a recueilli des données auprès de 1 000 directeurs financiers et décideurs financiers travaillant dans des entreprises dont le chiffre d'affaires s'élève à plus de 100 millions de dollars. L'enquête comportait 15 questions sur la manière dont l'IA façonne le secteur financier, les avantages stratégiques et les défis à relever.
L'enquête a été menée auprès de 250 répondants dans chacun des pays suivants : Royaume-Uni, France, Japon et États-Unis. La majorité des répondants (48 %) appartenait à la tranche d'âge des 35-44 ans. Les 25-34 ans représentaient 23 %, suivis par les 45-54 ans (20 %). En outre, 7 % des répondants appartenaient à la tranche d'âge des 55 ans et plus, et 3 % à la tranche d'âge des 18-24 ans.
L'enquête a été menée du 18 février au 3 mars 2025 par CensusWide. Ce rapport présente les conclusions clés.
Ressources connexes


